Les mardis de l’Arcadie : Pourquoi l’Arcadie ?

Déc 9, 2025

Écouter l'épisode 1 : Pourquoi l’Arcadie ? avec Nahum

Les sous-titres apparaîtront ici...
Transcription textuelle

Julie : OK, bonjour, nous sommes en présence de Nahum pour une petite interview autour de son expérience, un retour d’expérience de cette année passée au sein du projet de L’Arcade qui s’appelle L’Arcadie. Nahum bonjour, pourquoi as-tu intégré ce projet de L’Arcadie ?

Nahum : Alors bonjour. Moi j’ai voulu intégrer L’Arcadie parce qu’en fait, j’avais le projet de faire pair-praticien à Lausanne, dans une école de la santé à Lausanne. Et j’ai entendu parler de L’Arcadie par quelqu’un, je ne me souviens plus très bien qui. Et je me suis dit que c’était une occasion rêvée de faire justement cette formation que j’avais envie de faire à Lausanne. Et puis voilà.

Julie : Alors pourquoi tu ne l’as pas faite à Lausanne, cette formation ?

Nahum : Je trouvais un peu trop compliqué de commencer cette formation parce que c’était un peu plus poussé que pair-aidant. C’était académique, donc il fallait suivre des cours et tout ça à une certaine fréquence. Et j’ai trouvé plus simple de commencer plutôt par la pair-aidance, parce que c’était plus accessible pour moi.

Julie : OK, merci. Alors, après avoir fait la partie théorique, fait une partie de l’été les permanences, et maintenant participé à des projets, qu’est-ce que ça t’a apporté, cette dernière année ?

Nahum : Alors, beaucoup de choses. La première, c’est que c’était très intéressant, ça a beaucoup développé ma compréhension au niveau de comment ça fonctionne dans la santé mentale. Comment gérer justement une personne qui présente des difficultés, comment aborder cette personne, échanger avec cette personne en fait. Parce qu’il y a une sorte de code à avoir, je pense… c’est ce qu’il me semble. Ouais, un code, pas de conduite, mais d’approche par rapport à justement à cette personne qui serait en souffrance et qui sollicite mon aide. Et puis, ça m’a appris déjà ça. Et la deuxième chose, c’est que c’est un truc tout nouveau, donc c’est excitant de participer à quelque chose qui va peut-être devenir très important plus tard.

Julie : Est-ce que tu penses que dans ton chemin à toi de rétablissement, ça t’a apporté quelque chose personnellement ?

Nahum : Oui, oui, oui, ça m’a apporté beaucoup de choses. Ça m’a permis d’avoir du recul sur ma maladie déjà. Et puis… ouais, c’est surtout le recul qui me fait le plus gros bien, parce que des fois c’est tellement envahissant qu’on a du mal à sortir un peu de ce cercle vicieux. Et le fait de justement commencer cette formation m’amène en plus quelque chose par rapport à ce que je faisais auparavant pour pouvoir justement comprendre ma maladie, donc regarder des reportages, lire des livres. Mais cette formation m’a permis de prendre encore plus de recul.

Julie : Et du coup d’être plus à l’aise pour en parler aujourd’hui ?

Nahum : Ouais, plus à l’aise d’en parler et aussi je ressens une certaine sérénité parce que je me sens moins angoissé, moins anxieux, parce que je comprends d’où vient le problème.

Julie : OK, merci. Et donc maintenant, on est à la fin, enfin presque la fin de cet itinéraire, ce chemin d’apprentissage, on va l’appeler comme ça. Comment tu vois la suite ? Quel serait l’idéal pour toi ?

Nahum : Bah que ça continue à grandir et que ça nous ouvre plus de portes dans… justement dans le fait de représenter cette pair-aidance arcadienne. Que ça puisse… qu’on puisse être connus sur Genève, même peut-être plus loin, quoi.

Julie : OK, merci Nahum.

Nahum : De rien.