Écouter l'épisode 3 : Pourquoi l’Arcadie ? avec Nathalie
Stéphane : Alors bonjour Nathalie. Aujourd’hui on va parler de l’Arcadie. Alors on a une première question : pourquoi est-ce que tu as choisi d’intégrer et d’entrer dans le projet de l’Arcadie ?
Nathalie : Alors bonjour Stéphane. C’est avec grand plaisir que j’ai rejoint le projet de l’Arcadie parce que j’y ai été invitée par les deux personnes responsables qui sont Patrick et Julie. J’ai travaillé bénévolement depuis plusieurs années à la Maison Perchée à Paris en tant que pair-aidante bénévole. Donc c’est vrai que là j’ai pu suivre une initiation à la pair-aidance qui m’a beaucoup apporté. Et puis par ailleurs, je suis enseignante de métier. Donc c’était vraiment leur choix que je puisse intégrer l’Arcadie de façon à former avec Julie Bouru un binôme pour créer une initiation. Donc c’est comme ça que j’ai rejoint le projet. C’était au mois de janvier 2025. Voilà.
Stéphane : Merci beaucoup. Alors après un premier parcours de quelques mois déjà, qu’est-ce que vraiment ça t’a apporté, du coup, l’Arcadie ? Dans les grandes lignes, quels effets… ?
Nathalie : Alors ça a vraiment apporté, pour moi, une grande confiance et beaucoup de joie. Confiance dans les possibilités de chacune et chacun de se donner de l’espoir, de créer de l’entraide entre personnes vivant avec un trouble psychique. C’est vrai que moi je connaissais la Maison Perchée, je connaissais l’Arcade 84, et le fait d’avoir une émanation de l’Arcade 84 inspirée de la Maison Perchée, c’était vraiment un grand plaisir pour moi que de pouvoir y contribuer et de pouvoir voir naître ce projet à partir finalement de ce qui était déjà présent, de faire une adaptation de tous les concepts vus dans l’initiation à la pair-aidance de la Maison Perchée, spécialement pour l’Arcadie, ça avait beaucoup de sens pour moi. Donc ça m’a amené vraiment beaucoup de satisfaction.
Stéphane : Merci. Et comment tu vois la suite, un peu les perspectives avec l’Arcadie ? Est-ce qu’il y a des projets en cours ?
Nathalie : Alors effectivement, il y a des projets en cours puisque notre première volée d’initiation a terminé son parcours, théorique on va dire, même si on n’était pas sur quelque chose d’ex cathedra. On a terminé formellement l’initiation au mois de juin 2025, et là c’est un plaisir de voir les personnes qui ont été initiées qui sont force de proposition pour monter des groupes, pour faire des témoignages. Donc on voit vraiment que la sauce prend, donc ça c’est super. On va avoir à partir du mois de février 2026 une nouvelle volée, probablement aussi d’un nombre restreint de personnes. Là on était sur 4 personnes en 2025, je pense qu’en 2026 on restera aussi dans ces eaux-là. De façon à ce qu’on puisse avoir petit à petit un pool de pair-aidants rattachés à l’Arcadie pour faire vivre la communauté. Parce que l’Arcadie ce n’est pas seulement les pair-aidants, c’est aussi les membres du centre de jour de l’Arcade 84 qui peuvent venir participer, écouter des témoignages, peut-être aussi participer à des activités, à des jours qui ne sont pas des jours ouvrables de l’Arcade 84. Donc on a cette perspective d’avoir une communauté d’Arcadiens qui se construit petit à petit et avec les pair-aidants qui sont vraiment un trait d’union, comme disait un collègue, entre les personnes et puis également entre d’autres expertises comme les médecins, comme les ergothérapeutes. Voilà.
Stéphane : Super. Ben merci pour ce partage et bravo pour ce joli projet. On se réjouit d’avoir des nouvelles.
Nathalie : Merci beaucoup !
Stéphane : Merci.
Écouter l'épisode 2 : Pourquoi l’Arcadie ? avec Stéphane
Nahum : Salut Stéphane.
Stéphane : Salut Nahum.
Nahum : Comment ça va ?
Stéphane : Bien, bien, merci.
Nahum : Alors aujourd’hui, on va parler de l’Arcadie. J’ai trois questions à te poser. La première, c’est : pourquoi tu as intégré le projet Arcadie ?
Stéphane : Alors, j’ai intégré le projet Arcadie, bah déjà parce qu’on me l’a proposé. Et je pense qu’on me l’a proposé pour différentes raisons. Je me suis petit à petit intégré déjà aux différents ateliers que j’ai fait avec l’Arcade 84, et ça m’a plu. Je me suis senti en confiance avec aussi l’équipe et les autres personnes de l’Arcade. Et du coup, je me suis un peu ouvert d’esprit. Et j’aime beaucoup aider aussi les autres personnes. Je pense que c’est un peu tous ces éléments, le… j’aime bien le côté humain et échange, qui ont fait que ça m’a amené à être… à intégrer le projet Arcadie.
Nahum : D’accord. Et qu’est-ce que ce projet t’a apporté ?
Stéphane : Alors beaucoup de choses jusqu’à présent. Donc j’y suis depuis le mois de février 2025, je fais partie de la première volée. On a d’abord appris un peu des notions et échangé autour de notions un peu théoriques, et un petit peu de pas mal de notions autour de la santé mentale. Donc ça m’a appris un bon bagage déjà d’outils et de notions, en fait, qu’on a pu tester. Et ensuite, ça m’a appris à mettre en pratique. On a pu tester durant l’été des ateliers avec différentes personnes de l’équipe, et concrètement avec des personnes de l’Arcade 84 qui sont venues tester et participer à nos ateliers. Donc il y a un vrai échange, ça m’a apporté une vraie dimension humaine de partage. On a même pu faire des témoignages, voilà, avoir des échanges autour de la santé avec les gens. Donc voilà, ça m’a apporté plein de choses positives. Et aussi une prise de recul, parce que forcément en travaillant sur soi et sur la santé, eh bien on se remet en question et on progresse, on découvre de nouvelles choses pour nous-mêmes.
Nahum : D’accord. Et la troisième question, c’est : comment tu vois le projet, la suite pour l’Arcadie ?
Stéphane : Ah, c’est une bonne question. Pour moi, bah dans l’idéal… on va dire un peu ce que j’ai vraiment envie, c’est de continuer à être actif dans ce projet, bien sûr. Donc j’aimerais beaucoup faire partie de cette équipe de manière plus régulière, de rester surtout, l’année prochaine. On n’a pas encore toutes les informations de comment va se poursuivre le projet, mais je vois bien de continuer à participer à des ateliers, co-animer avec les autres personnes de l’équipe. Pourquoi pas intervenir dans les nouvelles volées… On ne sait pas comment ça peut s’envisager. Être formé éventuellement un peu plus. Et on ne sait pas, peut-être avoir un petit tour régulier ici ou… Ouais, c’est être actif, voilà, régulièrement, j’aimerais beaucoup. En fait, ça m’ouvre des portes dans le domaine de la santé mentale et j’espère vraiment continuer de travailler avec cette belle équipe qui m’a donné beaucoup de… plein de choses : de confiance, de plaisir, de bonheur… que des choses très positives. Et des repères aussi pour la suite.
Nahum : D’accord. Bah merci Stéphane.
Stéphane : Merci Nahum.
Écouter l'épisode 1 : Pourquoi l’Arcadie ? avec Nahum
Julie : OK, bonjour, nous sommes en présence de Nahum pour une petite interview autour de son expérience, un retour d’expérience de cette année passée au sein du projet de L’Arcade qui s’appelle L’Arcadie. Nahum bonjour, pourquoi as-tu intégré ce projet de L’Arcadie ?
Nahum : Alors bonjour. Moi j’ai voulu intégrer L’Arcadie parce qu’en fait, j’avais le projet de faire pair-praticien à Lausanne, dans une école de la santé à Lausanne. Et j’ai entendu parler de L’Arcadie par quelqu’un, je ne me souviens plus très bien qui. Et je me suis dit que c’était une occasion rêvée de faire justement cette formation que j’avais envie de faire à Lausanne. Et puis voilà.
Julie : Alors pourquoi tu ne l’as pas faite à Lausanne, cette formation ?
Nahum : Je trouvais un peu trop compliqué de commencer cette formation parce que c’était un peu plus poussé que pair-aidant. C’était académique, donc il fallait suivre des cours et tout ça à une certaine fréquence. Et j’ai trouvé plus simple de commencer plutôt par la pair-aidance, parce que c’était plus accessible pour moi.
Julie : OK, merci. Alors, après avoir fait la partie théorique, fait une partie de l’été les permanences, et maintenant participé à des projets, qu’est-ce que ça t’a apporté, cette dernière année ?
Nahum : Alors, beaucoup de choses. La première, c’est que c’était très intéressant, ça a beaucoup développé ma compréhension au niveau de comment ça fonctionne dans la santé mentale. Comment gérer justement une personne qui présente des difficultés, comment aborder cette personne, échanger avec cette personne en fait. Parce qu’il y a une sorte de code à avoir, je pense… c’est ce qu’il me semble. Ouais, un code, pas de conduite, mais d’approche par rapport à justement à cette personne qui serait en souffrance et qui sollicite mon aide. Et puis, ça m’a appris déjà ça. Et la deuxième chose, c’est que c’est un truc tout nouveau, donc c’est excitant de participer à quelque chose qui va peut-être devenir très important plus tard.
Julie : Est-ce que tu penses que dans ton chemin à toi de rétablissement, ça t’a apporté quelque chose personnellement ?
Nahum : Oui, oui, oui, ça m’a apporté beaucoup de choses. Ça m’a permis d’avoir du recul sur ma maladie déjà. Et puis… ouais, c’est surtout le recul qui me fait le plus gros bien, parce que des fois c’est tellement envahissant qu’on a du mal à sortir un peu de ce cercle vicieux. Et le fait de justement commencer cette formation m’amène en plus quelque chose par rapport à ce que je faisais auparavant pour pouvoir justement comprendre ma maladie, donc regarder des reportages, lire des livres. Mais cette formation m’a permis de prendre encore plus de recul.
Julie : Et du coup d’être plus à l’aise pour en parler aujourd’hui ?
Nahum : Ouais, plus à l’aise d’en parler et aussi je ressens une certaine sérénité parce que je me sens moins angoissé, moins anxieux, parce que je comprends d’où vient le problème.
Julie : OK, merci. Et donc maintenant, on est à la fin, enfin presque la fin de cet itinéraire, ce chemin d’apprentissage, on va l’appeler comme ça. Comment tu vois la suite ? Quel serait l’idéal pour toi ?
Nahum : Bah que ça continue à grandir et que ça nous ouvre plus de portes dans… justement dans le fait de représenter cette pair-aidance arcadienne. Que ça puisse… qu’on puisse être connus sur Genève, même peut-être plus loin, quoi.
Julie : OK, merci Nahum.
Nahum : De rien.
Julie : Alors nous sommes sur la deuxième partie, deuxième interview concernant L’Arcadie. Ce coup-ci, c’est Nathalie qui interviewe Julie.
Nathalie : Alors bonjour Julie
Julie : Bonjour.
Nathalie : Merci d’être avec nous pour cette interview sur L’Arcadie. La première question, ce serait : pourquoi est-ce que vous êtes entrée dans ce projet ?
Julie : Alors, je suis entrée… Je suis même bien entrée dans le projet, puisqu’on l’a imaginé avec mon collègue Patrick, dans l’idée de faire une proposition au sein de L’Arcade. Voilà, qui est un lieu qui a quand même 40 ans, qui est un centre de jour dédié à des troubles psychiques. Ça fait 40 ans que ça fonctionne de la même manière et on s’est dit que la pair-aidance avait toute sa place dans notre association. Et l’idée, c’était d’imaginer un projet pour lui donner une place, une bonne place, bien sécurisée, et valoriser… enfin, promouvoir la pair-aidance aussi au sein de notre institution. Donc c’est un peu pour ces raisons qu’aujourd’hui je suis au sein de ce projet.
Nathalie : Merci beaucoup. La deuxième question est : qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Julie : Alors, à titre personnel et professionnel, je pense que ça m’a énormément apporté, dans la mesure où je suis totalement sortie de ma zone de confort. Voilà, faut quand même savoir que c’est la première fois que je mettais sur pied un groupe avec une personne pair-accompagnant, donc avec toi, Nathalie. Que pour moi c’était nouveau, que c’était pas du tout dans mes habitudes. Mais assez vite, j’ai pu voir la richesse de ces deux regards, ces prismes différents et à la fois qui résonnent en permanence. Donc disons que ça m’a convaincu que le projet était bon. Et de l’avoir un peu éprouvé, vécu de l’intérieur, me permet encore plus de le porter aujourd’hui, car je n’en vois que des avantages.
Nathalie : Merci beaucoup. Et comment est-ce que vous voyez la suite ?
Julie : Alors, comment je vois la suite ? Aujourd’hui, c’est un peu tôt, mais dans un idéal, j’aimerais qu’on arrive à créer une communauté, déjà sur le canton de Genève, une communauté de pair-aidants. Et qu’on arrive, avec le réseau associatif actuel, à faire des propositions déjà à L’Arcade, mais aussi après, éventuellement, sur un plus gros format, sur toutes les questions de la pair-aidance, des propositions… faire naître des propositions. Enfin, continuer à faire vivre cette communauté, la faire vivre et lui donner la place à laquelle elle peut prétendre.
Nathalie : Merci beaucoup pour ces éléments de réponse, Julie.
Julie : Merci Nathalie !